Once a Brumie, always a Brumie !

Après trois mois loin du blog, loin des réseaux sociaux – plus ou moins – mais surtout après trois mois à essayer de me retrouver, il est temps pour moi de reprendre le chemin de #LIDM. Ces dernières semaines ont été très remplies. Aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Entre déception, jolies rencontres et projets fous, je n’ai pas arrêté de courir mais j’ai surtout pu penser à moi et à la suite. Mais avant de partager tout cela avec vous, j’ai eu envie de vous parler de l’Angleterre. De cette année folle que je viens de clôturer et que je n’ai pas vu passer !

Once a Brumie, always a Brumie

Si vous me suivez depuis plusieurs mois, vous savez que je suis récemment rentrée en France après avoir passé une année au Royaume-Uni. Et plus précisément à Birmingham, dans le West Midlands. Si vous ne le saviez pas, où étiez-vous ces derniers mois ? Et comment se fait-il que vous ne me suiviez pas encore sur les réseaux sociaux ? Psst… regardez en bas de la page, vous trouverez tous mes réseaux 😉

Birmingham est une ville très dynamique, jeune et plutôt magique. Chaque soir où j’allais courir, j’avais l’impression de tomber au milieu de l’un des volets d’Harry Potter, d’être sur Privet Drive ou près du Terrier. Et j’ai surtout passé une année plutôt magique à Birmingham. Difficile, mais magique.

J’y ai fait de jolies rencontres. J’ai énormément appris sur moi-même et sur les autres. Sur ce que je veux faire plus tard, sur quelle(s) évolution(s) je veux pour le blog. J’ai aussi énormément appris sur ma vie et sur la vie en générale. J’ai beaucoup ri. Et j’ai aussi beaucoup pleuré (majoritairement de joie, rassurez-vous !). J’ai énormément parlé anglais. Un peu espagnol et un peu français. J’ai un peu voyagé (en Angleterre et hors de l’Angleterre). J’ai étudié. Intensément (un master ça ne se prépare pas en claquant des doigt apparemment… Haha !). Je me suis éclatée. Dans tous les sens du terme (j’ai laissé une cheville à B’ham… vive les entorses !) !

Evidemment, ce n’était pas facile tous les jours. Des coups de mou, des coups de blues, des passages à vides, des jours sans, des jours noirs, j’en ai eu. Quelques-uns. Vivre seule pendant 3 ans dans la ville où l’on a grandit puis partir vivre un an à l’étranger ce n’est pas la même chose. Et ce n’est pas rose tous les jours. On ne peut pas aussi facilement appeler maman via FaceTime à n’importe quel moment de la journée parce que le moral ne suit pas : soit la wi-fi de la résidence rame et saute toutes les 5 minutes, soit les horaires ne correspondent pas.

L’avantage, c’est que je vivais en colocation avec 3 autres adorables nanas. Nous étions donc 2 françaises et 2 anglaises, débarquées de nos pays respectifs avec des univers bien distincts et des formations particulières aux unes et aux autres. Bon, il y avait aussi un étudiant anglais avec nous mais j’ai dû le croiser 4 ou 5 fois au cours de l’année, en majorité vers les 2 heures du matin lorsque je ne trouvais pas le sommeil.

Vous commencez à me connaître, j’aime me lancer des défis, relever des challenges. Et je dois avouer que cette année à l’étranger en fut un beau !

Alors que j’étais convaincue qu’après trois ans de formation en alternance, je ne pourrais jamais réaliser ce rêve d’aller étudier à l’étranger, la roue a tourné et m’a fait un beau cadeau : mon CFA était en partenariat avec une des universités de Birmingham et nous proposait de partir après obtention de nos licences pour un master. Et la cerise sur le gâteau : je pouvais postuler au Master des Arts en Management du Marketing, spécialité évènementiel, hôtellerie et tourisme ! En rentrant chez moi le soir, je me sentais comme une enfant la veille de Noël… Ou plutôt comme moi-même à chaque veille de Noël ! Mais tout ça, je vous en avais déjà parlé avant de m’envoler pour le Royaume-Uni.

En presque un an, j’ai énormément appris. Sur le plan professionnel, j’ai fait de belles rencontres qui m’ont donné envie d’aller encore plus loin dans mon projet professionnel, mais surtout d’arrêter de me poser trop de questions et de dresser mes propres barrières là où elles ne devraient apparaître. J’ai enfin pu amorcer ma spécialisation en communication et marketing autour de l’évènementiel pour préparer ma grande entrée dans la vie active et mes débuts de carrière. J’ai pu affiner mes envies en matière de cadre de travail, de missions, de projets. Je sais ce dont je ne veux pas et je sais un peu plus précisément ce dont j’ai envie, ce qui me rend heureuse.

Sur le plan personnel, j’ai découvert des bouts de moi que je ne connaissais pas encore ou pas vraiment. J’ai enfin appris à me défaire du regard et du jugement de l’autre. C’est d’ailleurs pour cela que j’adore les Britanniques et le Royaume-Uni : peu importe que vous ayez les cheveux roses, bleus ou bruns, que vous ayez un look décalé, des tatouages recouvrant la totalité de votre corps ou des piercings par dizaine. Ils ne vous dévisageront pas dans la rue parce que vous êtes un peu singulier, vous ne sentirez pas leurs regards rivés sur votre dos à essayer de comprendre ce qui ne va pas chez vous pour que vous ne soyez pas « dans la norme ».

Cette année à l’étranger m’a surtout permise de resserrer les liens avec ma famille et mes amis. Et parfois même de faire du tri dans ces mêmes relations après m’être rendue compte qu’elles ne fonctionnaient pas ou que dans un sens. Sur le plan relationnel, j’ai pas mal souffert. Du manque de ma bande de copines auxquelles je ne pouvais pas envoyer un « On sort boire un verre ? / On se voit ce soir ? » à l’improviste. Du manque de ma meilleure amie retrouvée après quelques années à faire un bout de chemin chacune de notre côté parce que la vie et les gens en avaient décidé ainsi. Du manque de mes frangins que je ne pouvais pas embêter lors des repas dominicaux à la maison. Du manque de ma Chouquette que je ne pouvais pas couvrir de tout mon amour de grande soeur en l’emmenant au cinéma, au restaurant ou juste au parc pour goûter. Du manque de mes parents, de ma famille qui même en étant à l’autre bout du téléphone comme quand j’étais en France, n’étaient pas présents. Alors on s’instaurait tous des rituels : des appels Skype toutes les semaines pour donner et prendre des nouvelles de ma famille, mes grands-parents, ma tante, mes frangins, pour voir leurs bouilles et leurs sourires qui me reboostent en quelques minutes, des soirées à refaire le monde en buvant des coups avec les filles lorsque je rentrais à Paris pour les vacances, des dizaines voire des centaines de textos échangés tous les jours, toutes les semaines avec Mam ou ma meilleure amie.

Et puis finalement, Mai est arrivé, en apportant dans ses valises les miennes et mon billet retour pour Paris. J’ai quitté Birmingham avec un pincement au coeur et cette deuxième maison temporaire sur le dos – près de 60 kilos de valises si je me souviens bien, transportés dans le train pour Londres, l’Eurostar pour Paris et le Transilien pour la Seine-et-marne… en arrivant à la maison, je n’avais plus de force !. Mais aussi impatiente de commencer un nouveau chapitre de ma vie avec un nouveau job, de nouveaux projets. Et j’irai jusqu’à dire, une nouvelle moi. Plus forte, plus confiante, plus positive. Mieux dans mes baskets et ma tête – je travaille encore sur le mieux dans mon corps mais ça va venir petit à petit… :). Vivre en Angleterre pendant 1 an, en colocation, m’a aussi apporté une perspective différente sur la vie, sur les gens et sur moi. Je prends enfin du temps pour moi, du temps pour respirer, pour faire ce qui me plait et non ce que l’on attend de moi. J’ai aussi appris à prendre du recul sur les difficultés que je peux rencontrer et sur les relations que je noue et dénoue, sur les gens qui m’entourent.

Il parait que j’ai l’air plus apaisée et plus posée. Il parait que j’ai grandi et mûri. Et je suis plutôt d’accord avec ça.

J’ai passé une année magique à l’étranger. Je reviens de Birmingham épanouie et avec des milliers de projets dans la tête. Je serai à jamais une Brumie comme ils disent là-haut et j’en suis fière. Maintenant, j’ai juste envie de continuer à suivre mon coeur vers ces horizons différents et d’entretenir cette Wanderlust gravée sous ma peau.

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